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#MigrantsOfLaPréfecture : Assane, la colère qui gronde

23h30, 66 bis, rue Saint-Sébastien dans le 6e arrondissement. Si vous passez par là, une nuit, en semaine, pas de suspense, vous y trouverez toujours un petit campement. Une vingtaine de personnes, hommes, femmes et enfants, dorment à même le sol. Squat, bâtiment à l’abandon ? Non, le « service étrangers » de la Préfecture de Marseille. Une annexe au bâtiment imposant qui trône en plein centre. Ici, c’est sur les marches d’un banal immeuble de bureaux que dorment les aspirants à la régularisation. Le nombre de personnes reçues chaque jour dépasse difficilement la vingtaine. Alors la file d’attente commence dès la veille et s’achève chaque matin par un sprint final où il faut jouer des coudes, si l’on ne veut pas repartir pour une nouvelle nuit dehors.

Migrants of Marseille vous propose de partager des fragments de leurs nuits, en quatre épisodes. 

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Denys, le curé et le bon dieu

Denys est arrivé à Marseille par hasard, avec pour seule conviction qu’il avait le bon dieu à ses côtés. Malgré les nuits passées à la rue, le manque de tout et la solitude, sa ferveur n’a jamais flanché. Des mois après son arrivée, son miracle est arrivé : il a trouvé refuge chez un curé.

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Abdoulkarim, quartiers Comores

Abdoulkarim voyait la France comme une carte postale. Un pays où sa mère était partie travailler pour permettre à sa famille restée aux Comores de vivre correctement. Lorsqu’il est venu la rejoindre en 2012, le jeune homme a découvert l’envers du décor et s’est retrouvé immergé au cœur d’une des cités marseillaises les plus difficiles.

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Bala, immigré heureux

Émigrer est parfois simple comme un beau voyage. Bala est ingénieur informaticien et il est venu travailler à Marseille à l’invitation d’un laboratoire de recherche. S’il a choisi de s’y installer au hasard d’une liste d’annonces d’emploi, il parle aujourd’hui de la ville comme on évoque une belle rencontre.

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Tom, sur le qui-vive

Retour à l’atelier photo de la galerie Vol de Nuits. Fatou était là ce jour-là, mais il y avait aussi Tom. Exilé comme Fatou, et enthousiaste à l’idée de participer à l’exposition « Identité : qui j’étais, qui je suis, qui je serai » présentée à la Villa Méditerranée dans le cadre de la journée mondiale des réfugiés, jusqu’au 20 juin. Contrairement à Fatou, discrète et en retrait, Tom est une vraie pile électrique, débordant de propositions, de questionnements, mais aussi d’angoisses. Il vit sa condition de réfugié comme une lutte de chaque instant.

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Tǫpę, 22 ans, dans l’impasse de la prostitution

Travailler, quoiqu’il en coûte. Quand les procédures de demande d’asile s’étendent sur des mois, voire des années, la petite allocation allouée par l’Etat est loin d’être suffisante pour couvrir les besoins vitaux du quotidien. Puisqu’ils n’ont pas le droit de travailler légalement en France, beaucoup de demandeurs exercent des activités au noir. Les hommes trouvent assez aisément des missions dans des secteurs comme le bâtiment ou la restauration. Pour les femmes, les perspectives sont plus réduites, et plus sordides aussi.

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Arminé, entre quatre murs

Construire une vie de famille dans l’attente … et dans moins de 20 mètres carrés. Un défi que doivent relever les parents qui viennent chercher refuge en France avec leurs enfants. Depuis son arrivée à Marseille il y a un an, Arminé et son mari essayent d’offrir à Ina et Karen une existence normale, bon gré mal gré.

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